Modèles de dés à jouer

De nombreux domaines des sciences naturelles et sociales impliquent des systèmes complexes qui relient plusieurs zones et disci-plines. Cela est particulièrement vrai pour la science, l`économie et la politique du changement climatique, qui impliquent une grande variété de domaines de la chimie atmosphérique à la théorie du jeu. 1 à mesure que la compréhension progresse sur les différents fronts, il est de plus en plus nécessaire de relier différents domaines pour élaborer des modèles et des politiques reflétant les interactions complexes. Une analyse complète refléterait que l`activité économique conduit les émissions, qui affectent les concentrations atmosphériques, de là le climat et le cycle hydrologique, qui affectent à leur tour les systèmes humains et naturels, qui contribuent finalement à la détermination de politiques climatiques. Les analyses et les modèles d`évaluation intégrés jouent un rôle clé dans la mise en place des pièces. Les modèles d`évaluation intégrée (IAMs) peuvent être définis comme des approches qui intègrent les connaissances de deux domaines ou plus dans un cadre unique. Ces modèles sont parfois théoriques mais sont de plus en plus informatisés, empiriques, dynamiques, non linéaires, de différents niveaux de complexité. Le défi de faire face au réchauffement de la planète est particulièrement intimidant, car il couvre de nombreuses disciplines et parties de la société. Les écologistes peuvent le considérer comme une menace pour les écosystèmes, les biologistes marins comme un problème conduisant à l`acidification des Océans, et les communautés côtières comme une loterie avec des ouragans intenses, tandis que les stations de ski peuvent considérer comme un danger mortel pour leurs saisons déjà courtes. Il constitue également un défi pour les scientifiques naturels et sociaux, qui doivent incorporer une grande variété de disciplines géophysiques, économiques et politiques dans leurs diagnostics et ordonnances. Les modèles d`évaluation intégrée des changements climatiques ont progressé organiquement à partir des modèles énergétiques. L`une des premières comparaisons minutieuses des modèles énergétiques a été l`analyse du groupe de ressources de modélisation (MRG) des années 1970.2 ce projet, présidé par le lauréat du prix Nobel de l`économie Tjaling Koopmans, a analysé plusieurs modèles énergétiques qui projetaient des exigences énergétiques et technologies sur un horizon de longue date.

Les travaux antérieurs de Koopmans sur l`approche de la programmation linéaire à la production, ainsi que le principe de Samuelson de «marchés comme maximisation», a formé le noyau intellectuel d`une grande partie de la modélisation énergétique à partir de ce moment et de procéder à la présente. 3 la première Les IAMs dans le changement climatique étaient essentiellement des modèles énergétiques avec un modèle d`émissions inclus, et plus tard avec d`autres modules tels qu`un modèle de cycle de carbone et un modèle de petit climat. Mes premières approches étaient des modèles énergétiques d`équilibre partiel avec une sortie exogène. 4 le modèle de A. S. manne, le premier à avoir mis en avant un système énergétique dans un modèle de croissance économique complète, a été un jalon important. 5 les premières versions de mes modèles adoptaient une cadre similaire à celui de manne et l`a étendu aux variables géophysiques. 6 les IAMs sont de plus en plus utilisés dans les analyses menées par les gouvernements nationaux et dans les évaluations internationales.

Parmi les applications les plus importantes: • faire des projections qui ont des intrants et des extrants cohérents des différentes composantes du système afin que, par exemple, les projections du PIB soient cohérentes avec les projections d`émissions. • Calculer les impacts d`hypothèses alternatives sur des variables importantes telles que la production, les émissions, le changement de température et l`effet de l`activité économique sur le climat. • Retracer les effets des politiques alternatives sur toutes les variables de manière cohérente et estimer les coûts et les avantages des stratégies alternatives.